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La rente et l’assurance-vie : une solution pour des revenus complémentaires à vie !

Economie
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L’assurance-vie offre plusieurs options au moment de récupérer son épargne, dont la rente viagère, souvent mal perçue par les épargnants. Pourtant, cette solution garantit un revenu régulier jusqu’au décès, avec une fiscalité avantageuse selon l’âge. Décryptage d’un dispositif qui mérite qu’on s’y attarde, notamment pour sécuriser ses revenus à la retraite.

Assurance-vie : une solution d’investissement sur le long terme

L’assurance-vie reste l’une des meilleures solutions pour investir sur le long terme en diversifiant ses placements. Et se constituer un capital plus ou moins important en réalisant des versements réguliers. Prenons un exemple : si vous souhaitez bénéficier de 100 000 € à 65 ans (avec un rendement annuel moyen de 3 %) il va falloir verser chaque mois 170 € si vous commencez à 35 ans, 310 € à 45 ans ou encore 720 € à 55 ans. D’où l’intérêt de commencer à investir jeune. L’effort d’épargne est moins élevé.
Au terme choisi par l’assuré, plusieurs options s’ouvrent pour récupérer son épargne augmentée des intérêts capitalisés : des retraits partiels, un retrait total, ou encore le versement d’une rente viagère.
Bien souvent, les Français optent pour le versement d’un capital, en une fois (pour réaliser un projet), ou en réalisant des retraits partiels régulier afin de bénéficier d’un revenu complémentaire, souvent bien utile à la cessation d’activité, car le montant de la pension servie est bien inférieur au dernier salaire !
La rente n’a pas « bonne presse ». Elle est synonyme de perte de la disponibilité de son capital. Mais prenons le temps de décrire son fonctionnement.

Un revenu à vie

La rente viagère est une somme d’argent versée, chaque mois ou chaque trimestre, à un bénéficiaire, dénommé crédirentier, jusqu’à son décès. Ce qui permet de percevoir un revenu régulier, comme une pension de retraite, et d’être assuré de la percevoir jusqu’à la fin de sa vie !

Mais cette garantie impose des contraintes. D’une part, le capital ne peut pas être récupéré, ni être transmis aux héritiers : il devient la propriété de la compagnie d’assurance qui a comme obligation de vous verser la rente. Ensuite, il existe un risque de décès « anticipé » : si vous décédez deux ou trois années après le premier versement de la rente, vous avez en quelque sorte « perdu votre pari… Et la rente cesse au décès de son bénéficiaire, excepté si le contrat prévoit la réversion de la rente pour le conjoint ou tout autre bénéficiaire désigné. Cette option est dénommée rente de réversion pour le conjoint. Enfin, la rente peut bénéficier d’un « taux technique », qui est versé par anticipation. Cela permet d’augmenter la première rente servie. Toutefois, elle sera moins revalorisée ensuite.

Le montant de la rente dépend principalement de l’espérance de vie moyenne du bénéficiaire au jour de la liquidation de l’épargne, évaluée en fonction de son année de naissance. Elle sera plus faible si elle prévoit une réversion, car dans ce cas, l’assureur prend un « risque » sur deux personnes. Et plus le bénéficiaire est jeune lorsqu’il commence à percevoir la rente, moins le montant de la rente est important.

Prenons un exemple : un homme de 65 ans dispose de 100 000 €. Il souhaite percevoir une rente dès cette année. Il touchera environ 330€ chaque mois. S’il perçoit une rente à 70 ans, son montant sera de 405 €. Cela semble peu important par rapport au capital confié à l’assureur !

Il doit donc se poser la question de réaliser des retraits partiels sur son contrat d’assurance-vie. Une solution moins contraignante, mais qui présente le risque de consommer tout le capital avant la fin de sa vie.
Sachez qu’il est possible de mélanger les deux options. Dans ce cas, une partie du capital reste disponible et l’autre permet de percevoir un revenu complémentaire.

La fiscalité de la rente viagère 

La rente viagère est imposable. Les rentes reçues à la sortie d’un contrat d’assurance vie, d’un Perco ou encore d’un PER sont soumises à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, sur une fraction de leur montant. La fraction imposable est fonction de l’âge du bénéficiaire de la rente à la date du premier versement : 70 % à moins de 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans et 30 % à partir de 70 ans. Donc plus vous la percevez tard, moins elle sera imposée et plus elle sera conséquente comme expliqué plus haut.  Pour le PER la rente est imposable comme les pensions de retraite si vous avez opté pour la déduction des primes versées.

Par exemple, pour une rente annuelle de 6 000 € perçue par une personne âgée de 65 ans au moment où elle a commencé à la toucher, la part imposable est de 2 400 € (6 000 x 40 %). Et si la rente démarre à 70 ans, la part imposable baisse à 1 800 (6 000 X 30 %).

L’option pour une rente viagère est souvent envisagée par des couples sans enfants, afin d’éviter de voir le capital disparaitre à leur décès. Dans toutes les situations, il est recommandé de consulter votre conseiller avant de faire votre choix.

Article rédigé par La finance pour tous

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