L’ANCRE a participé comme chaque année au Prix de la Recherche de la Fondation Allianz–Institut de France, dont le lauréat 2025 est le docteur Mohamed-Ali Hakimi, Directeur de recherche à l’INSERM. Le docteur Mohamed-Ali Hakimi est récompensé pour ses recherches sur l’impact du « Toxoplasma gondii » sur le cerveau humain. L’infection par cet organisme peut entraîner des troubles neurologiques, notamment des anomalies du comportement, de la mémoire, et des troubles psychiatriques. Au cours de cet événement et aux côtés de la Fondation Cœur et Artères et l’Institut des maladies du rythme cardiaque (LIRYC) dont l’ANCRE est mécène, notre association a rappelé son engagement. Les maladies cardiovasculaires restent aujourd’hui l’une des deux principales causes de décès dans le monde. Face à cet enjeu majeur de santé publique, la recherche médicale joue un rôle essentiel pour mieux comprendre ces maladies, les prévenir et améliorer leur prise en charge. C’est dans cette perspective que l’ANCRE s’engage depuis 2014 aux côtés de la Fondation Cœur et Artères, avec une ambition claire : soutenir le progrès scientifique au service du cœur.rnrnCe partenariat s’est renforcé en 2020 avec l’arrivée de l’Institut des maladies du rythme cardiaque (Liryc), un centre de recherche de référence mondiale spécialisé dans les troubles du rythme cardiaque. Ensemble, la Fondation Cœur et Artères, Liryc et l’ANCRE partagent une même conviction : l’innovation et la recherche sont indispensables pour faire reculer les maladies cardiovasculaires et cardiométaboliques, qui touchent chaque année des millions de personnes.
Concrètement, les programmes soutenus par l’ANCRE s’appuient sur les nouvelles technologies, et notamment sur l’intelligence artificielle. Grâce à l’analyse de grandes quantités de données médicales, ces outils permettent d’identifier des signaux faibles, souvent invisibles à l’œil humain, qui peuvent annoncer un risque de mort subite cardiaque. L’objectif est de détecter plus tôt les patients les plus vulnérables, afin d’agir avant qu’un événement grave ne survienne. Au sein de Liryc, le mécénat de l’ANCRE contribue directement à faire avancer la recherche sur des pathologies complexes, comme la fibrillation ventriculaire. Cette arythmie sévère, caractérisée par un dérèglement brutal de l’activité électrique du cœur, peut entraîner un arrêt cardiaque soudain. Les chercheurs travaillent notamment sur la cartographie précise du cœur, afin de mieux comprendre l’origine de ces troubles et de développer des traitements plus efficaces et mieux ciblés. Liryc a mis en place une unité de suivi avec des montres connectées. Elles jouent aujourd’hui un rôle croissant dans la surveillance des problèmes cardiaques, en particulier grâce à leur capacité à suivre en continu certains paramètres physiologiques. En mesurant la fréquence cardiaque, ses variations au cours de la journée et parfois même l’activité électrique du cœur via des électrocardiogrammes simplifiés, elles peuvent détecter des anomalies comme des rythmes irréguliers ou des accélérations inhabituelles.
Ces données, recueillies au quotidien et dans des situations de vie réelle, offrent une vision plus complète que des mesures ponctuelles en cabinet médical. Elles permettent ainsi d’alerter l’utilisateur en cas de signaux inhabituels, de favoriser une consultation plus précoce et d’aider les professionnels de santé à mieux évaluer l’évolution d’un trouble cardiaque. Utilisées comme outils de prévention et de suivi, les montres connectées ne remplacent pas un avis médical, mais constituent un complément précieux pour mieux comprendre et surveiller la santé du cœur.rnrnAu-delà des avancées scientifiques, cet engagement s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une médecine plus préventive, plus personnalisée et plus humaine. En soutenant la recherche pour une évaluation des personnes à risque de mort subite cardiaque, l’ANCRE participe à une démarche qui vise à anticiper plutôt qu’à subir, et à détecter a priori plutôt que diagnostiquer à posteriori.