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Marchés financiers : analyses des fluctuations récentes et facteurs explicatifs

Depuis le début de l’année 2025, les marchés financiers ont connu une progression globalement positive, malgré une volatilité persistante liée aux incertitudes commerciales, financières, et géopolitiques. Les grands indices boursiers ont avancé à un rythme modéré, soutenus par des anticipations d’assouplissement monétaire et par la résilience des résultats d’entreprises, tandis que certaines classes d’actifs, comme l’or ou les valeurs technologiques américaines, ont bénéficié de hausses plus marqués.

Les actions françaises : entre performances et fragilités

En France, le CAC 40 a progressé d’environ 10 % depuis janvier 2025, porté par l’amélioration de l’environnement international et par des résultats solides. L’indice est récemment revenu autour de 8 100 points. Cette croissance est soutenue, en particulier, par les performances du secteur bancaire (Société Générale, BNP Paribas) et de l’industrie de la défense (Thales, Safran), mais est plombé par quelques valeurs, notamment dans les services (Publicis, Edenred…). Autrement dit, la performance générale est bonne, mais cache de grandes disparités entre valeurs.

Les actions européennes : une progression modérée mais régulière

En Europe, la dynamique est plus homogène. L’indice STOXX 600 a progressé de plus de 14 % depuis le 1ᵉʳ janvier, grâce à des résultats solides dans plusieurs secteurs clés, des politiques monétaires plus accommodantes conduites par les banques centrales, et une correction de ce que les marchés considéraient comme une sous-évaluation. Malgré quelques phases de repli en fin d’année, les investisseurs restent globalement confiants dans la capacité des entreprises européennes à maintenir leur trajectoire de croissance, en dépit d’une concurrence internationale féroce.

L’intelligence artificielle propulse les marchés américains

Aux États‑Unis, l’essor de l’intelligence artificielle continue de jouer un rôle déterminant. Les grandes valeurs technologiques ont de nouveau tiré les indices vers le haut. Nvidia, par exemple, a récemment dépassé les 3 600 milliards de dollars de capitalisation, ayant un quasi-monopole dans les microprocesseurs d’entrainement des modèles d’IA. Microsoft, Google et Meta suivent des trajectoires similaires, en développant les modèles les plus performants et prometteurs. Cette concentration des performances autour de quelques géants suscite cependant de nombreux débats autour de l’existence d’une bulle financière, sur le modèle de la bulle Internet, qui menacerait d’éclater à n’importe quel instant.

L’or : un refuge plébiscité dans un climat incertain

Le métal jaune s’est imposé comme l’un des actifs les plus performants de l’année. Son prix a dépassé les 3 650 euros l’once et affiche une hausse supérieure à 45 % depuis janvier. Plusieurs causes expliquent cette dynamique :  demande accrue des banques centrales, tensions géopolitiques, anticipations de baisse des taux… L’environnement économique et politique nourrit un regain d’appétit pour les valeurs refuges. L’argent, en effet, suit une trajectoire similaire, si ce n’est encore plus importante ces derniers mois.

La hausse des taux souverains français

Enfin, il peut être intéressant de se pencher sur la hausse des taux souverains français. Le taux de l’OAT à 10 ans a dépassé 3,50 % en décembre, variant au gré des incertitudes économiques et budgétaires. Les rendements des obligations d’État sont cruciaux, pour au moins deux raisons. Tout d’abord, les obligations constituent une part incontournable de n’importe quelle assurance- vie. Et surtout, ces rendements servent de référence pour la fixation des taux d’emprunts aux entreprises et aux ménages par les banques. Les taux immobiliers ou à la consommation pourraient donc être influencés par ces récents développements.

En résumé, l’année 2025, a donc été un bon millésime pour les investisseurs. Cependant, une partie des gains reste fragile et il subsiste beaucoup d’incertitude : l’IA va-t-elle tenir toutes ces promesses ? La guerre commerciale s’arrêtera-t-elle ? Comment l’exécutif français fera face au déficit ? De nombreuses questions pour l’année prochaine, donc.